vendredi 22 mai 2020

Philippe Thomas - Ballade Irlandaise - Un anglais en Irlande



Résumé

De temps immémorial, l'Irlande a vu ses terres confisquées par l'aristocratie anglaise et ses paysans maintenus dans une pauvreté extrême. A eux, la peine de survivre ; mais aux autres, les châteaux, les feux d'artifice et les fêtes brillantes. Entre les deux, un jeune Anglais, John Fielding, ému par la population dont l'image se confond avec celle d'une Irlandaise flamboyante, Kathleen. Quel parti rejoindra-t-il ? Celui des riches ou des pauvres ? Des Anglais ou des Irlandais ? Des Anglicans ou des Catholiques ? Les haines ancestrales permettront-elles aux deux jeunes gens d'unir leurs destinées ? Et la révolte qui gronde ne finira-t-elle pas par tout embraser ?

Mon avis

Ma chronique va ressembler à une histoire. Quand j’ai choisi, sur le résumé, de lire ce roman de Philippe Thomas, je n’ai retenu que « … un jeune Anglais, John Fielding, ému par la population dont l’image se confond avec celle d’une Irlandaise flamboyante, Kathleen. »
Sauf que je n’avais pas imaginé que l’auteur allait planter le décor irlandais et aussi décrire avec de moult détails par exemple la distance entre deux rails quand trois sociétés entreprennent de lancer la construction de lignes. Je me perds dedans et j’abandonne la lecture. Où sont donc John Fielding et Kathleen ?

Ballade irlandaise est dont mise de côté et je passe à autre chose. Mais, elle me nargue, cette histoire. Comment ai-je pu me tromper à ce point ?

Je m’y replonge et me revoilà sur une explication de l’animation de la bouche chez l’être humain. Il s’agit du physique de Lord Ashton, le patron de John Fielding. J’y arrive. Il faut noter que l’auteur ne laisse rien au hasard. Il sait parfaitement de quoi il parle, lui ! Certes, c’est intéressant, mais, le résumé m’a trompée.
Je relève des conversations avec des « Votre grâce » à tour de bras. J’accroche !

Petit à petit, John Fielding me devient familier et sympathique même si l’homme est assez orgueilleux. Il lui en sera d’ailleurs fait reproche plusieurs fois.
Une femme, Marisa… Ce n’est pas Kathleen. Il va me falloir en tourner des pages pour la trouver.

J’accroche de plus en plus, même si les multiples descriptions m’agacent un peu et prennent beaucoup de place à mon goût. Je tire mon chapeau à l’auteur pour ses recherches. Honte à moi qui ne reconnais pas son travail ! Bien sûr que si, mais je suis noyée et ça me désole.
Parce que… le comble du comble, c’est que là où l’histoire d’amour va devenir intéressante, je tourne la page 399 et la page 401 m’annonce « En attendant la suite… ». Quoi ? J’ai tout lu et je ne connais pas la fin ?

C’est une chronique différente des autres parce que je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais je ne peux pas dire que j’ai adoré. Alors pour les adeptes des descriptions historiques, allez-y les yeux fermés, vous allez y trouver votre compte. Pour ceux qui préfèrent que l’intrigue démarre sur les chapeaux de roues, il faudra patienter, mais vous accrocherez peut-être.  

Philippe Thomas vous remercie d’ailleurs de l’avoir accompagné pendant les quatre cents pages, je souris quand je lis ces mots.



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