vendredi 21 juin 2019

Nicole Provence - L'impossible aveu



Résumé

Région lyonnaise, été 1872. Même si Aiglantine a trouvé le bonheur auprès de Mathieu, elle dissimule toujours un terrible secret. Des années plus tôt, elle a abandonné son fils Aurélien qui a été adopté par une riche famille d'industriels de la soie. Depuis, Aiglantine est devenue amie avec Louise, la mère adoptive, qui l'autorise à rendre régulièrement visite à ce fils ignorant la véritable histoire de sa naissance. Le fragile équilibre est rompu le jour où Louise, gravement malade, veut briser le pacte du silence. Aiglantine refuse, redoutant une confrontation douloureuse avec l'enfant qu'elle a abandonné. Mais combien de temps pourra-t-elle encore garder ce secret ? D'autant que, dans l'ombre, un individu venu de son passé réclame vengeance... Aiglantine va devoir faire des choix difficiles, pour son destin et celui de son fils...

Mon avis

Ce n’est pas la première fois que je lis Nicole Provence. J’ai retrouvé avec plaisir son écriture fluide, limpide, je dirais même qu’elle coule de source.

J’ai aimé que l’auteure revienne régulièrement sur la vie de l’héroïne, parce que je ne connaissais pas le précédent ouvrage appelé « Le secret d’Aiglantine ». Je rassure donc les lecteurs qui achètent ce roman, ils comprendront facilement.

Je souhaiterais tout d’abord saluer le choix du prénom Aiglantine. Il aurait pu être Rose en référence à la fleur de l’églantier, mais la préférence de Nicole Provence nous oriente plus sur le symbole de l’aigle. Il est représenté ici par une belle jeune femme aux yeux violets, sa prestance, sa force et sa dignité. Elle ne lâche rien quoiqu’il arrive. C’est tout au moins comment moi, je la vois.

De nombreux personnages aux caractères impétueux comme à chaque fois dans les histoires de Nicole Provence, se disputent le premier rôle.
Il reste incontestablement à Aiglantine et Aurélien. Elle sait qu’elle est sa mère, lui ne comprend pas pourquoi les liens avec elle l’émeuvent. Il n’a qu’une mère Louise.

Tout au long de ce roman, le secret plane et il finira par exploser, car il ne peut en être autrement. Le talent de l’auteur est qu’il n’est pas lâché simplement, non. Je sens les divers cheminements des personnages et vois les situations qui amènent le lecteur là où il doit arriver, à savoir, la divulgation de cet impossible aveu.

C’est tellement bien raconté, que je ne peux que subir comme Aiglantine les affres de la douleur à chaque nouvelle épreuve : Décès, haine, peur se succèdent à un rythme insoutenable.

Le passé rattrape la jeune femme à une vitesse vertigineuse. Il est heureux pour elle qu’elle soit très bien entourée. Ici encore, je retrouve ce que représente la famille.

Des personnages méchants, haineux, rancuniers, jaloux jalonnent cet opus. À chaque fois, les situations qu’ils provoquent sonnent vrai et semblent inéluctables, tellement l’écriture est cohérente.

Je me demande souvent comment ça va se terminer. Je me retiens alors pour ne pas aller directement à la fin et lire en diagonale juste pour connaître la chute…
Mais je suis studieuse, je parcours page après page, et découvre tour à tour avec tristesse, joie, mélancolie, horreur, ce que les personnages vivent et je les ressens avec eux. Tout de même, ma préférence pour Aiglantine reste intacte et j’admire sa force de caractère.
Je compatis à la douleur d’Aurélien pour diverses raisons tout en saluant l’auteure qui nous fait bien comprendre que le soleil revient toujours dans nos cœurs, même après un impossible aveu.

jeudi 20 juin 2019

Ninon Amey - Dis-moi pourquoi



Résumé

Sarah, dévouée à ses amis comme à sa famille, peine à trouver sa place dans la vie. Son seul plaisir : s'échapper de la réalité grâce aux romans qu'elle doit lire dans le cadre de son travail.
Axel fait de son mieux pour gérer les soucis du quotidien et affronter un passé douloureux dont les souvenirs refont surface. La musique est son seul exutoire.
Leur rencontre les aidera-t-elle à affronter leurs propres traumatismes pour se réconcilier avec la vie, mais surtout avec eux-mêmes ?

Mon avis

L’histoire est racontée du point de vue des deux héros, Sarah et Axel. C’est intéressant que l’auteure se mette dans la peau de chaque personnage et nous fasse partager leurs sentiments en même temps.

Tout au long du livre je suis mal à l’aise avec Sarah, simplement parce qu’elle me fait de la peine. Ce n’est pas une banale romance que nous écrit ici Ninon Amey.
C’est aussi l’apologie de « trouver sa place dans une famille ». Sarah est l’ainée, elle a une sœur qui m’agace prodigieusement tout au long de ma lecture. Il n’y a qu’elle, je ne vois qu’elle. Là, où je suis blessée davantage, c’est quand les parents semblent aussi ne faire attention qu’à elle, Jennifer.
Quelle chipie cette sœur ! Quel plan a -t-elle inventé ? J’avoue que ce n’est pas de chance. Un vrai concours de circonstances.

Je lis entre les lignes le mal être de Sarah. Je découvre qu’Axel a eu lui aussi une enfance difficile. Tous deux blessés et malmenés par la vie, vont-ils réussir à se faire confiance ? Le problème réside dans ce mot « la confiance ». L’auteure sait ménager le suspense, parce que lorsque je pense que tout va bien se passer, intervient alors ce petit grain. Vous le connaissez ce petit grain de sable qui vient tout enrayer. Il vous gratouille dans la chaussure tant et si bien qu'il vous oblige à vous arrêter pour l’enlever. Ici, c’est souvent qu’il revient ce fichu grain, je me demande même si Ninon Amey ne s’est pas amusée à le faire exprès juste pour faire durer le plaisir.  
Les ressentis de Sarah et Axel sonnent juste. Jalousie, regrets, tristesse, mal-être, peur, haine. Tous deux doivent penser à se remettre en question pour avancer et oser s’aimer. Ce chemin-là est semé d’embûches. Axel a bien du mal à les surmonter. Va-t-il réussir à faire disparaître ses vieux démons ?
En tout cas pour lui comme pour Sarah, ce qui reste solide finalement comme un roc, c’est la famille. Comme c’est souvent le cas d’ailleurs. C’est là qu’ils y viennent chercher les ressources nécessaires pour avancer.
Même si parfois, il semble inimaginable de parler et d’avouer ses faiblesses, il est utile de le faire et de mettre à plat ce qui fait mal. Le titre prend alors tout son sens.

Je tire tout de même mon chapeau à Axel qui reste fidèle à lui-même et ne triche pas. C’est le gentil garçon à qui Sarah devrait pouvoir faire confiance.

Je ressens ici beaucoup l’amour du noyau familial qui parait important à l’auteure. Elle a su faire passer ce message dans son écriture et j’apprécie énormément parce que c’est une histoire qui s’adresse à un certain nombre de chacun de nous.
Alors, posez cette question qui vous encombre l’esprit… dis-moi pourquoi j’ai l’impression de ne pas compter vraiment pour vous ? Dis-moi pourquoi cette idée trotte dans la tête. Dis-moi pourquoi je ne me sens pas à ma place. C’est un bon début de communication…





samedi 15 juin 2019

Charlotte Adam - Tuer n'est pas vivre - La mort dans les veines



Résumé

Le contrat sur Marina a toujours cours et la menace continue de planer sur Little Italy. Wade, plus lié que jamais à la famille Rezzano, devra trouver sa place dans ce milieu où le moindre manquement à la loyauté peut coûter cher. Difficile de faire la différence entre l’attirance et les sentiments quand la méfiance est omniprésente. Hésitant à tourner le dos à son passé, mais craignant un avenir où il perdrait sa liberté, Wade n’aura pas le temps de faire son choix : déjà, un nouveau danger se profile à l’horizon, le confrontant à ce qu’il porte en lui.

Mon avis

Je retrouve avec plaisir les héros du tome 1 et surtout l’écriture de Charlotte Adam. Elle a le talent de ménager un suspense qui ne se dément pas tout au long de ma lecture.
Un chapitre se termine qu’une autre intrigue commence. Pas de répit dans cet opus où course poursuite, jeu du chat et de la souris s’enchainent avec toujours la présence de ce sentiment qui s’infiltre partout entre les lignes : la suspicion.
À qui faire confiance ?

Tony Rezzano est ce qu’il est, mais il ne faut pas toucher à Marina et surtout ne jamais le tromper. Quand il a donné sa confiance, malheur à celui qui la trahit.
Comment prendra-t-il l’idylle entre Marina et Wade ? Avec son amour sans limites pour elle, il a beaucoup de mal à gérer la situation et j’entends parfaitement son inquiétude. Les mots sonnent juste et ce qu’il entreprend se comprend, même si la colère de Marina est justifiée elle aussi. Ici, les rapports entre père et fille sont tendus même s’ils sont toujours emprunts de tendresse et de respect.
En dehors de ce que représente Tony, le mafieux italien, je m’imprègne avec plaisir des parfums du restaurant qu’il dirige. J’aime beaucoup les clins d’œil qui font référence à cette langue et ce pays. Charlotte Adam a le don de promener son lecteur et de lui faire partager un bon plat de pâtes, sur un fond d’intrigues. Mine de rien, je déguste un tiramisu sachant parfaitement que celle qui me l’a préparé manie une arme et n’hésite pas à s’en servir.
Dans cet opus pourtant, Marina m’agace prodigieusement avec ses questions, sa jalousie, et son comportement tout entier. Plus d’une fois, j’ai pensé qu’elle mettait en danger Wade.

Justement, quel cas de conscience pour Wade, dont il se serait bien passé : trahir son ami en sortant avec sa fille. Il a besoin de toute son énergie et sa vigilance pour mener à bien ses missions. Mais comment faire quand on est amoureux ? Et surtout comment se comporter avec la belle Italienne sans la blesser, avec tout ce que peut exprimer ce verbe ?
Les sentiments de ce tueur à gages sonnent vrai. Je ressens effectivement ses réticences à lâcher prise Il joue un jeu dangereux. Jusqu’où peut-il aller à baisser sa garde ?
Beaucoup de questionnement pour Wade qui pourraient l’amener à sa perte. Est-il possible d’être amoureux quand on exerce cette profession ? Est-ce raisonnable ? Met-il en danger ceux qui l’entourent ? N’aurait-il pas alors envie de tout plaquer ? Peut-il tout abandonner ? À quel prix ?
Et s’il se laissait abattre, parce qu’il en a assez d’avoir la mort qui coule dans ses veines ?

Il y a un tome 3, amis lecteurs, fort heureusement.





mardi 11 juin 2019

Lucie Conti - Le pouvoir des apparences



Résumé

Certaines apparences peuvent être trompeuses. Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour découvrir la vérité ? Jersey Stevens a orienté sa vie autour d’une personne qu’elle croyait connaître. Mais, tout n’était qu’apparences. Sa vie s’écroule le jour où elle apprend la vérité. Face aux mensonges de son entourage, elle décide de revenir aux sources. Elle reprend sa carrière de journaliste en main et enquête sur un sujet brûlant. Entre illusion et séduction, elle met les pieds dans un monde qui pourrait la conduire à sa perte …

Mon avis

J’apprécie la citation d’entrée de Madame de La Fayette « Si vous jugez sur les apparences… vous serez souvent trompée : ce qui paraît n’est presque jamais la vérité ».
La citation s’adapte tout à fait au titre et qui sera le reflet de tout le roman.

L’histoire commence par… le bruit d’une arme à feu.
Apparence ?

Jersey est amoureuse d’Andrew et tout va bien dans le meilleur des mondes. Quand je démarre ma lecture, je me dis que ça va être une petite romance bien sympathique.
Rien que les Hamptons dans l’état de New York font rêver. Moi, qui ai suivi la série « Revenge » qui se passait là-bas, je plonge immédiatement dans le luxe… Toujours cette sacrée apparence !

« Connaissez-vous vraiment la personne qui partage votre vie ? »  Un message apparu sur l’écran de son ordinateur et la vie de Jersey change du tout au tout.
D’une gentille histoire, j’opère un virage à 180°. Elle découvre que son amoureux n’est pas du tout celui qu’il prétend être. Je m’y attendais.

La jeune femme est journaliste. Elle n’hésite pas une seconde à enquêter et ce qu’elle va trouver va la laisser stupéfaite. Moi de même.

J’avance avec elle, je suis en colère avec elle. Par contre, j’avoue être beaucoup moins courageuse qu’elle. C’est là que le titre prend son importance.
L’apparence peut être trompeuse, à ce qu’ont dit. Se moquer des apparences est aussi un adage populaire. Mais l’apparence exerce un sacré pouvoir, l’auteur joue beaucoup sur cette image trompeuse, notamment sur les différents personnages qui ne sont jamais ceux qu’ils prétendent être.

Tout au long du livre, le lecteur est dupé justement. Ce n’est pas désagréable, mais il pourrait se dire qu’il est un peu berné sur l’histoire, sympathique, bien écrite, mais sans réelle surprise.


jeudi 6 juin 2019

Françoise Bourdin - Si loin Si proches



Résumé

Lorenzo Delmonte consacre tout son temps au grand parc animalier qu'il a fondé dans le Jura. Quand un ancien camarade d'études lui propose de venir passer un mois dans la réserve de Samburu, au Kenya, Lorenzo voit là une occasion inespérée d'observer la faune sauvage dans son habitat naturel. Pour la première fois, il accepte de s'absenter et de confier la responsabilité du parc à son équipe, sous la direction de Julia, sa meilleure vétérinaire.

Alors que ce grand voyage lui fait découvrir une nouvelle facette de son métier et confirme son engagement pour la protection des espèces menacées, ses sentiments pour la belle Julia s'imposent à lui. Loin des yeux, loin du coeur ? Bien au contraire : séparés par des milliers de kilomètres, ces deux êtres n'ont jamais été aussi proches...

Mon avis

Comme toujours avec Françoise Bourdin, je suis happée par l’histoire et je retrouve avec énormément de plaisir l’équipe de Gran Paradiso. Si vous ne l’aviez pas lu, pas de problème, avec le talent de l’auteure, des petits retours en arrière vous expliquent tout.

Lorenzo est toujours fidèle à lui-même. Un beau gosse qui reste intraitable en ce qui concerne son parc, la sécurité des animaux et leur bien-être.
Julia ici est beaucoup plus agaçante.

Quand elle lui propose de ne pas hésiter à rejoindre son ami Benoît, vétérinaire lui aussi, mais au Kenya, elle ne songe pas une seconde à ce que va représenter pour elle la charge du parc.
J’en viens à me dire qu’elle comprendra peut-être plus facilement le comportement de Lorenzo.

Lui, en Afrique, il est sous le charme. Il peut y découvrir avec grand plaisir et euphorie les éléphants qui déambulent devant lui, aucunement dérangés par sa présence. J’avoue, être ravie de pouvoir plonger avec lui dans cet univers. Ce que j’apprécie d’ailleurs avec Françoise Bourdin, c’est la réalité des choses. Vous êtes en Afrique, vous vous émerveillez avec Lorenzo, vous êtes émus quand vous approchez des animaux sauvages, et vous pleurez quand un malheur arrive.

Quand il retrouve son parc, il se rend compte que Julia a très bien géré son entreprise. Mais, autant il est doué pour parler avec ses bêtes, autant avec la jeune femme dont il est toujours éperdument amoureux, il ne sait pas s’y prendre.
Il faut dire aussi qu’elle ne lui facilite pas la tâche.
Ici en plus de l’univers du parc zoologique se déroule un autre drame familial.
Avec Françoise Bourdin, ses personnages n’habitent pas au pays des Bisounours. Ils côtoient la vraie vie. La haine est très présente et je l’ai vivement ressentie. Une famille recomposée qui pourrait être unie, mais qui ne l’est pas se déchire froidement. Les sentiments exprimés sonnent justes. Pas de faux-semblants.

Mais les deux amoureux, qui ont chacun un très fort caractère vont-ils réussir à se retrouver ?
Ce ne serait pas drôle, si la jalousie ne s’en mêlait pas. Chaque personnage a son rôle à jouer, et rien n’est écrit au hasard. Françoise Bourdin sait très bien le faire et ménager le suspense jusqu’au bout.

Comment l’auteure arrive-t-elle à me faire sortir de mes gonds quand je croise le regard de Julia qui semble ne pas comprendre que le parc à gérer, ce n’est pas une mince affaire ? Il y a des moments, où j’ai envie de lui dire, « Mais Julia, tu ne vois pas ce qu’il se passe ? ». D’ailleurs au moment où elle en a la responsabilité, elle se rend bien compte que Lorenzo mène tout de front et de main de maître.

J’ai savouré les moments passés avec les animaux lorsqu’il y a une naissance. Écrite toute en émotion, je la ressens en même temps que les vétérinaires et les soigneurs. Je souris et j’imagine très bien ce que peut représenter un girafon et sa chute vertigineuse. Je crains pour le couple d’ours qui se bat et que la mère refuse que son mâle approche de son petit. Je suis heureuse quand une bataille contre une maladie est gagnée, je pleure quand l’inéluctable arrive, et j’ai peur quand un animal s’est échappé.

Un très bon moment de lecture que je recommande vivement. Vous profiterez d’un dépaysement total, et d’une immersion dans deux parcs en Afrique et dans le Jura. Vous apprendrez comment naît un girafon. Pourquoi laisser vivre les tigres à leur guise et ne pas les brusquer, et tellement de choses encore qui vous feront aussi réfléchir sur la vie des animaux sauvages.

mardi 4 juin 2019

Rime de Bervuy - Au Clair de la Louve


Résumé

Le jour où Maryhead apprend que sa mère est toujours en vie et qu'elle est internée en Alsace, sa vie bascule. Elle comprend que sa grand-mère qui l'a élevée jusqu'alors, lui a toujours menti. Peu à peu, son univers s'effondre autour d'elle et elle se retrouve brutalement confrontée à sa véritable nature. Seule et désemparée, elle est plongée dans un monde surnaturel où sorciers et vampires évoluent parmi les humains, leurs fortunes et leur anonymat étant protégés par un organisme puissant. Au milieu de ce chaos, elle rencontrera alors un guide bien étrange qui l'amènera à se dépasser pour apprendre à apprivoiser ce qu’elle est et surmonter ses doutes et ses douleurs.

Mon avis

Je ne suis pas une habituée de la fantasy, des sorcières et des vampires. Le résumé m’avait intriguée, je me suis donc lancée et puis j’aime bien la louve et ce qu’elle représente.
Au début, j’ai pensé que je m’étais trompée, que je n’allais pas accrocher…
C’était sans compter sur l’écriture de Rime de Bervuy. D’un coup, le livre démarre et je tourne les pages à vive allure.

Quel suspense au fil de ma lecture avec une Maryhead qui se découvre peu à peu, et qui voit apparaître un loup régulièrement!

J’aime beaucoup cet univers créé par l’auteure, et pourtant je ne suis pas fan. Ce qui veut dire que cette histoire ne doit pas rester dans un tiroir, elle doit s’envoler.

Vous, lecteurs, serez happés par les héros. Attention, ne sortez pas la nuit, vous risqueriez fort de vous vider de votre sang…

C’est tellement bien raconté que j’en suis venue à me demander si de tels organismes pour protéger ces personnes si particulières existaient vraiment. J’ai été prise par l’histoire au point que j’en suis arrivée à la fin. Quand j’ai vu que c’était écrit «à suivre», j’ai dit tout haut «Ah, ce n’est pas possible». Heureusement pour moi, le tome 2 est déjà publié.

Dans cette histoire, du suspense, de la romance bien sûr, des méchants évidemment, et puis des sentiments divers. Mettez-vous à la place de Maryhead quand elle découvre sa mère le jour même où elle disparait en lui laissant un héritage. Et quel héritage!
De l’émotion aussi quand la jeune femme perd ce qu’il lui tient tant à cœur. J’avoue m’être demandé pourquoi ce passage?

Venez donc rencontrer Fédora et Renan, vous ne serez pas déçus.

Oui, j’en veux encore et je suis certaine que vous de même vous aurez envie de connaître la suite. Quand vous aurez commencé à lire «Au clair de la Louve » qui est un joli titre d’ailleurs et qui prend tout son sens ici, vous ne le lâcherez plus.




mardi 28 mai 2019

Lydie Lefèvre - What Else



Résumé

Maureen c'est comme un mojito bien frais, une fraise tagada, un bonbon acidulé, un doudou sous l'oreiller… Le must des working girl, le top de la meilleure amie, la reine de la bonne poire… Vous l'avez compris, côtoyer Maureen, c'est un pur bonheur !
Seulement Maureen, elle n'a plus vingt ans, mais bientôt cinquante. Un rendez-vous chez sa manucure va bouleverser son quotidien. Commencera alors une véritable course contre la montre.
Que cherchera-t-elle à se prouver ? Quelles résolutions prendra-t-elle ?

Mon avis

C’est le plus beau jour de la vie de Maureen et elle se souvient…

Une chose est certaine en lisant cette histoire de Lydie Lefèvre, c’est que vous passerez un bon moment et vous apprendrez comment fonctionne Meetic.
« Félicitations Maureen ! … vous êtes prêtes pour faire des rencontres ».
Je souris quand elle doit faire un selfie pour une éventuelle entrevue. Elle y met tellement de temps que le profil de l’homme a disparu de l’écran.

C’est un livre à déguster si vous avez le cafard, vous allez éclater de rire. Il y a de bons moments de franche rigolade parce qu’il faut avouer que Maureen n’est pas du genre à se laisser faire. Une réflexion, un mot trouvé dans une poche et elle démarre au quart de tour. Débarque alors l’éléphant dans un magasin de porcelaine. Mais elle est attachante. Je pense que c’est une femme que j’admirerais en silence dans une soirée, mais que j’éviterais d’ennuyer et peut-être même de côtoyer.

C’est une histoire bien ancrée dans notre époque : selfie, site de rencontres, défilé de beaux gosses qui trichent sur leur physique, surprise de découvrir le cliché des amis.
Et les soirées entre copines, et celles préparées pour caser Maureen.

L’écriture est enlevée et pétillante comme l’héroïne.
Justement, elle m’agace Maureen. Parce qu’elle se sent jugée et qu’elle craint de vieillir seule, elle fait un peu n’importe quoi pour ne pas finir en maison de retraite, abandonnée.
Je trouve son caractère forcé et « Il n’y a pas de mal à se faire du bien » avec une rencontre d’un soir, me laisse mitigée. Elle aussi d’ailleurs.
C’est fou quand même l’impact de ce que peuvent dire la famille ou les amis. Il suffit de peu pour faire basculer l’insouciance de cette jolie femme. Elle est bien dans sa peau, possède un job intéressant avec une équipe qui la respecte. Elle est très entourée et pourtant elle est seule. D’où la connexion pour rencontrer quelqu’un.

Mais… s’il suffisait d’ouvrir les yeux et de tendre la main au bonheur qui se trouve à portée ? C’est le message que je retiendrais de cette histoire.